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Quand on parle de peau noire, il ne s’agit pas que d’une question de couler.  Qu’on le veuille ou non, les peaux noires ont des spécificités qui doivent être prises en compte dans la façon dont on en prend soin ou encore dans l’administration d’un traitement dermatologique ou médicamenteux que ce soit par voie orale ou cutanée.

En France, l’esthétique, c’est comme la coiffure : l’enseignement de base apporte des informations essentiellement à propos des standards de beauté occidentale. Et il semble qu’encore à notre époque le contenu des cours n’a pas évolué avec la population. De plus les professeurs correspondants eux-même au stéréotype de beauté qu’ils enseignent, pour peu qu’ils n’aient pas beaucoup d’expérience, ne soient pas ouverts ou conscients du potentiel économique du marché, ils ne vous parleront que pas ou peu des peaux noires, mates, métissées.

De manière générale, on préférera vous dire que la peau noire au final, ce n’est qu’une question de mélanine or la peau noire, ce n’est pas qu’une question de couleur. La peau noire c’est plus de quarante teintes dont les plus claires sont parfois très proches des carnations dites caucasiennes. Certains Noirs ont la peau très claire et se retrouvent pourtant avec des problèmes de peau caractéristiques des peaux foncées.

Difficulté de cicatrisation, cicatrices chéloides ou encore inflammation des boutons de barbe, entre autres, sont des problèmes de peaux largement plus fréquents chez les personnes à la peau noire. Cependant, ces problèmes de peau sont indépendants du taux de mélanine mais plutôt liés à d’autres éléments cutanés (fibres, épaisseur de certaines couches de la peau ou encore structure des poils).

Même si la structure de base est identique, l’agencement de certains éléments, lui, est différent et peut donc donner lieu à des réactions différentes selon les personnes. La dermatologue consultant et auteure d’ouvrages sur la dermatologie (“A Manual of Dermatology” et “Dermatology in clinical practice”) Zohra Zaidi  nous explique par exemple dans son éditorial  du 8 août 2016 que  dans les peaux noires, les fibres de collagène sont plus petites et apposées étroitement les unes à côté des autres alors que dans une peau blanche elles sont larges et parfois fragmentées. C’est l’agencement des fibres qui serait responsable de la formation  plus fréquentes de chéloides et de mauvaise cicatrisation chez les peaux foncées.

L’origine compte également. En effet, par exemple les cicatrices chéloides semblent être beaucoup plus fréquentes chez des personnes noires d’origine africaine que chez des personnes d’origine asiatique.

Maintenant qu’on sait ça, on fait quoi ?

Savoir cela permet de redoubler de vigilance face à certaines techniques ou certains traitement prescrits par les professionnels dont ils ne vous diront peut-être pas qu’ils présentent certains risques sur votre peau noire. Ils ne disposent parfois pas eux-même de l’information nécessaire pour s’inquiéter de cela en amont et n’ont parfois pas d’autre patient noir.

Sachant que la plupart des appareils ou traitements sont généralement étudiés pour des sujets de type caucasiens, n’hésitez pas à faire part de vos inquiétudes à votre médecin.

Stéphanie B.

Je mets mon expertise et mon expérience à votre service lors de nos séances d’accompagnement personnalisé.

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