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jeudi , 20 septembre 2018
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Armelle Bévilis nous conte l’Afrique

Il était une fois la fabuleuse histoire d’Armelle Bévilis, écrivaine passionnée d’origine ivoirienne. Elle rencontra sur son chemin Chronique Beauté Noire et décida de partager son univers magique avec tous les lecteurs en quête d’enchantement. Armelle Bévilis avait un pouvoir : elle donnait vie à des légendes et  personnages historiques africains pour le  plaisir des petits et des grands. Une invitation à l’émerveillement que l’on ne saurait refuser …

CBN : Bonjour, parlez-moi de vous, comment avez-vous commencé à écrire ?

A.B : Je suis née à Abidjan en Côte d’Ivoire où j’ai vécu l’essentiel de ma vie . J’ai commencé à écrire des fictions autour de l’âge de 10 – 11 ans. Vers l’âge de 16 ans, j’ai commencé à me passionner pour la poésie et je m’y suis entièrement consacrée . Et puis en 2001, j’ai participé à mon premier concours national de poésie. Je me souviens encore du moment où j’ai envoyé ma candidature, je tremblais de peur et d’excitation. Ce fut pourtant un échec. Et pire, à la remise des prix aux lauréats du concours, le représentant du Ministre en charge de la Francophonie , dans son discours, nous a conseillé, nous les perdants, d’abandonner l’écriture car nos textes étaient un ramassis de bouillie. Ces propos ont sonné le glas de mes rêves d’écrivaine. Je me suis arrêtée d’écrire . J’ai continué de vivre ma vie, oubliant totalement qu’enfant le seul métier que je voulais faire, était celui d’écrivaine. En 2012 à Angers , j’ai rencontré mon mari. Il m’a redonné le goût de la lecture car il n’arrêtait pas de me parler de ses bouquins de SF et de fantastique . Et en 2014 quand nous avons choisi de nous installer définitivement en France , j’ai commencé à écrire des petites histoires inspirées des cheveux crépus de ma fille , des histoires pour lui permettre de s’intégrer aisément dans son nouvel environnement tout en célébrant sa différence en tant qu’enfant noir. J’ai repris goût à l’écriture et cette fois ci, plus personne ne me fera arrêter ma passion.

CBN : Vos livres reprennent les légendes et des personnages historiques africains ; comment choisissez-vous vos personnages ?

J’écris en premier pour mes enfants. J’aime les personnages à travers lesquels ils peuvent s’identifier tant physiquement que moralement, s’inspirer et surtout s’émerveiller. Je choisis mes personnages à travers 3 qualités qui à mes yeux sont essentielles à transmettre à mes enfants à savoir : le courage, la loyauté et la tolérance.

 

CBN : Quelles difficultés avez-vous rencontrées lorsque vous vous êtes lancée ?

A.B : A vrai dire aucune. J’ai fait le choix de l’auto édition et mon livre n’a été publié que récemment. Cependant je peux par contre relever que j’ai commis dans mon impatience de publier quelques erreurs. Par exemple j’ai accordé l’exclusivité de mon livre au partenaire de Amazon, Kindle, ce qui limite énormément la diffusion de mon livre sur d’autres plateformes. Mais comme on dit « premier gaou n’est pas gaou ». Mon prochain livre sera édité courant septembre et cette fois le lancement sera beaucoup plus professionnel.

 

CBN  : A qui s’adressent vos livres, et où peut-on se les procurer ?

A.B : Mon livre « La fabuleuse histoire de la reine Apie Kana » est de la catégorie jeunesse et s’adresse au public entre 6 et 16 ans. Pour l’instant, il n’existe qu’en format e-book et est disponible sur le site de Amazon.

 

CBN : J’ai écouté sur votre chaîne Youtube certains de vos récits, vous avez une façon très originale, très vivante de raconter, je dirais même plutôt de conter l’histoire. Y a -t-il également une version audio de vos livres ?

A.B :  Merci pour ce compliment . Pour l’instant , il n’y a pas encore une version audio de mon livre car justement sur Amazon c’est un peu compliqué à mettre en place quand vous ne vivez pas aux USA. Cependant sur mon prochain livre qui sort courant septembre, une version audio sortira en même temps aussi.

 

CBN : L’univers des contes a été longuement négligé par les africains et par la Diaspora au profit d’autres communautés, comment l’expliquez-vous ?

A.B : Si par les africains vous entendez le public, je ne pense pas que ce soit le cas. Regarder le succès de Kirikou ! Si cela concerne plutôt les auteurs, je ne pense pas non plus que ce soit le cas. Les auteurs africains de conte sont nombreux. La vraie difficulté pour les auteurs africains et de la diaspora est d’attirer les éditeurs et de pouvoir être publier.

 

CBN :  Un message à tous vos lecteurs potentiels ?

A.B : Pour celles et ceux qui n’ont pas encore acheter mon livre , courez vous en offrir un exemplaire, je vous promets que cette histoire va vous émerveiller et en plus il n’est pas cher. Je vous invite également à me suivre sur Facebook via ma page Armelle Bévilis pour ne pas rater la date de sortie de mon deuxième livre en septembre car des exemplaires gratuits seront disponibles la première semaine de sa sortie.

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