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jeudi , 19 octobre 2017
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L’acné de l’adulte : un sujet encore mal connu

Bien qu’elle touche environ 40% des femmes entre 25 et 40 ans, l’acné de l’adulte est un sujet qui reste méconnu et dont on parle assez peu. Et pour cause, il n’y a pas vraiment de cas typique ni de remède miracle. Néanmoins, le Dr Roos, dermatologue et fondatrice de Mon Site Beauté nous donne quelques pistes à explorer pour mieux comprendre et prendre en charge l’acné chez l’adulte.

acné de l'adulte
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Chronique beauté noire : A partir de quel âge peut-on parler d’acné adulte ?

Dr Roos : A partir de 20-22 ans. Avant cela, il s’agit encore de la fin de l’acné de l’adolescent.

Chronique beauté noire :  Qu’est ce qui déclenche l’acné chez l adulte?

Dr Roos : Très difficile de savoir selon les cas, car plusieurs facteurs s’ajoutent de façon variable chez les patientes.

Globalement, on sait que cette acné est en lien avec:

  • des facteurs hormonaux: dérèglement pathologique à explorer ou prescription de certaines pilules ou stérilets.
  • le mode de vie: stress, pollution, etc.
  • l’alimentation : lait, graisses, et aliments sucrés peuvent l’aggraver.

Chez une patiente qui consulte pour acné de l’adulte, il faudra donc fouiller dans toutes ces directions, voire changer de pilule ou améliorer  son alimentation.

Chronique beauté noire :  Est ce que les traitements sont les mêmes pour tout le monde ?

Dr Roos : Non. On débute par une petite « enquête » sur le mode de vie. Et on trouve souvent certaines choses à améliorer. Ensuite, il faut prendre en compte le désir de grossesse éventuel. Une femme ayant un projet de grossesse ne peut pas avoir les mêmes traitements qu’une femme sous pilule. On prend également en compte le désir de contraception. Si la patiente souhaite une pilule, autant que cette pilule améliore son acné. A l’inverse, chez celle qui ne veut aucun traitement hormonal, on se tournera vers d’autres médicaments.

De même, le type d’acné, sa sévérité, et la profession du patient sont pris en compte pour adapter la stratégie thérapeutique.

La prise en charge se fait donc au cas par cas, en tenant compte des souhaits de la patiente, et de la sévérité de l’acné.

Chronique beauté noire : L’acné de l’adulte est-elle plus facile à traiter que l’acné juvénile ?

Dr Roos : Non au contraire. L’acné de l’adulte est plus dure à traiter pour plusieurs raisons:

  • c’est une acné qui répond moins bien au traitements.
  • c’est une acné très mal vécue, qui impacte beaucoup la qualité de vie. Les patientes sont donc très exigeantes sur la qualité des résultats.
  • c’est une acné qui laisse souvent des marques résiduelles.
  • les femmes adultes qui ont de l’acné sont des patientes qui ont souvent des peaux plus sensibles que les ados. De plus elles peuvent avoir des projets de grossesse qui viennent limiter certaines prescriptions.

Chronique beauté noire : Y a t-t-il des différences entre l’acné chez la femme et chez l’homme ?

Dr Roos : Oui. L’acné des femmes est plus influençable par des facteurs environnementaux et variable en fonction de leur statut hormonal ou des prescriptions de contraception. C’est une acné qui nécessite souvent des traitements plus forts, d’autant plus qu’une jeune femme de 30 ans a généralement plus de mal à accepter de garder des boutons sur le visage.

Chronique beauté noire : Quelles peuvent être les raisons pour lesquelles une acné qui débute à l’adolescence perdure à l’âge adulte ? Que faut-il faire dans ce cas ?

Les causes sont mal connues aujourd’hui et la recherche sur l’acné avance lentement. On pointe du doigt dans notre environnement moderne des causes qui pourraient générer cette acné qui touche 40 % des femmes entre 25 et 40 ans. L’alimentation industrielle et les perturbateurs endocriniens sont actuellement montrés du doigt.

Pour ces femmes désespérées par leur acné, il ne faut pas lésiner sur les efforts à fournir. Un mode de vie très sain est nécessaire. Il faut absolument bannir l’alimentation industrielle, riche en sucres et graisses saturées. Réduire ou stopper les laitages est souvent bénéfique également. On doit changer la contraception si elle fait partie des facteurs aggravants.

Et bien sûr, il faut consulter un dermatologue pour une prise en charge sur-mesure. Et les patientes ont besoin de soutien moral également ! Le parcours est long , mais on y arrive toujours, alors pas de quoi se désespérer. En revanche, si le contact passe mal avec le médecin, ou qu’il ne s’intéresse pas au problème, il faut changer d’interlocuteur. La clé du succès est ce travail conjoint entre le dermatologue et le patient.

Stéphanie B.

Co-fondatrice et gérante chez Chronique beauté noire
Esthéticienne indépendante à Lyon - Séances de conseils personnalisés à domicile pour améliorer votre routine beauté

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