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jeudi , 16 novembre 2017
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13 ème édition de la Caravane des Cinémas d’Afrique

La Caravane des Cinémas d’Afrique est un évènement incontournable pour les amateurs non seulement de cinématographie mais également de cultures africaines. Cette année, Chronique Beauté Noire a eu l’opportunité de s’entretenir avec Flavien Poncet, coordinateur de ce festival, à la veille d’une 13 ème édition très attendue.

Children's Republic, film diffusé pendant la nuit du cinéma lusophone
Children’s Republic, film diffusé pendant la nuit du cinéma lusophone

Chronique Beauté Noire : Qu’est ce qui vous a poussé au départ à vous intéresser au 7 ème art du Continent Noir ?

Flavien Poncet : Initialement, il s’agissait d’un festival né en 1991 à Sainte Foy-lès-Lyon qui avait lieu tous les ans. Puis, étant donnée la lourdeur du festival et la volonté de lui donner plus d’ampleur, c’est très vite devenu dès l’année suivante, en 1992, une biennale.  L’idée était de se concentrer sur une cinématographie très peu connue ; malheureusement , il y a encore aujourd’hui très peu de films africains distribués en salle ; et cependant elle est très variée et vivante. A titre d’exemple, le continent africain regroupe 3000 des 6000 cultures qui existent au monde. C’est dire la richesse et l’extrême diversité du continent africain.   Le cinéma et sa culture sont faits de relais. Les créateurs du festival étant affectueusement très liés à l’Afrique ; l’idée était de rendre hommage et à cette affection, et à la diversité de la culture africaine.

CBN : Comme vous l’avez souligné auparavant, on a encore très peu accès au cinéma africain en salle, quelles en sont les raisons selon vous ?

F.B : Les films sont tout de même montrés. La Caravane des Cinémas d’Afrique n’est heureusement  pas le seul festival consacré au cinéma africain en France.  Par ailleurs, il y a le Fespaco, festival panafricain qui se tient tous les deux ans à Ouagadougou. A mon avis les raisons qui font qu’il y a peu de films africains dans les salles, sont les mêmes que celles qui expliquent qu’il y a peu de films  du Moyen-Orient, de l’Asie, de l’Australie, ou de l’Amérique du Sud. C’est parce qu’il y a deux grands pôles en France qui dominent : les films français, et les films américains. Entre les deux,  peu de films sont montrés, même si on peut voir des films européens parce qu’ils sont soutenus économiquement. Mais  tout ce qui échappe à ce giron, est malheureusement peu distribué et l’Afrique ne fait pas exception à la règle.

CBN : La Caravane des Cinémas d’Afrique existe en partie grâce à la commune de Sainte Foy, avez-vous le sentiment d’être également soutenu par les communautés africaines de  Lyon ?

F.B : Outre Sainte Foy, il y a également le département, la région et le ministère de la culture qui soutiennent cet évènement. Cette année, nous travaillons aussi en partenariat avec plusieurs associations et collectifs africains que sont entre autres Ekodafrik,  COSIM et l’AFIM, des fédérations de quarante, cinquante associations qui permettent de communiquer et de solliciter des associations d’origines très variées.  Nous avons de plus un relais sur Africultures. Le festival vient de Sainte Foy-lès-Lyon mais l’idée c’est de rayonner jusqu’au continent africain, puisque cette année nous avons un partenaire médiatique qui relaye l’évènement en Afrique et qui se nomme Kilivision.

CBN : Quels sont les films qui vous ont particulièrement marqués cette année ?

F.B : Au delà des films, il y a aussi des temps forts sur lesquels nous avons voulu donner des coups de projecteurs. Il y a le film Le grand Kilapy, film en compétition, qui fera l’ouverture vendredi 4 avril, puisque l’intérêt de ce festival c’est d’avoir un « Prix du Public » qui récompense un réalisateur en lui attribuant la somme de 1500 euros. Et puis, il y a des films qui nous tiennent particulièrement à coeur, ceux qui font partie de la nuit du cinéma lusophone samedi 5 Avril, et qui viennent du Mozambique, de l’Angola ou de la Guinée Bissau (respectivement Virgem Margarida, por aqui tudo bem, et Children’s Republic).  Il y a également Sometimes in April    film qui est projeté pour une une séance unique le dimanche 6 avril à 16 heure pour commémorer les 20 ans du génocide au Rwanda. Il y a des films déjà sortis en salle comme Yema, Les chevaux de Dieux, la Pirogue et on propose aussi des avants-première comme Soleil de Dani Kouyaté coréalisé avec Olivier Delahaye. Plus de 43 films de 21 pays seront diffusés, parmi lesquels des documentaires, des courts-métrages, des films jeunes publics dès l’âge de 3 ans. Outre tout cela, on propose également des expositions, des ateliers sculptures et culinaires etc… pour célébrer  la richesse et la diversité de la culture africaine sur 11 jours.

CBN : Un dernier mot pour inciter nos lecteurs à se rendre à ce festival ?

F.B : On a trop peu l’occasion de célébrer la culture africaine tout au long de l’année. Il s’agit là d’un condensé sur 11 jours pour célébrer le 7 ème art, rencontrer et échanger avec ses acteurs: réalisateurs, acteurs et  écrivains. Ce qui fait la spécificité de la Caravane des Cinémas d’Afrique c’est vraiment son ambiance chaleureuse. C’est un grand évènement pendant lequel les rencontres se font simplement, et j’y convie donc vos lecteurs.

 

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